Les Bleus de 2013 ont vécu une campagne qualificative pour la Coupe du Monde 2014 compliquée. Entre un classement FIFA en chute libre, un match nul frustrant en Géorgie et une victoire arrachée en Biélorussie, l’équipe de France a montré ses failles. Retour sur cette période charnière et sur les hommes qui ont fait basculer la qualification.
Un classement FIFA inquiétant pour l’Équipe de France
À l’automne 2013, le football français traverse une zone de turbulences. l'Équipe de France recule de deux places au classement FIFA et pointe à la 25e position mondiale. Un rang qui complique sérieusement la tâche des Bleus en vue des barrages.
Cette chute s’explique par une série de résultats décevants. Les coéquipiers de Hugo Lloris enchaînent les contre-performances, avec une attaque en berne et un jeu poussif. Pour un pays habitué aux sommets, cette 25e place a des airs de désaveu.
Noël Le Graët, le président de la Fédération Française de Football, tente de calmer le jeu. Il affirme avoir confiance en son équipe et en son sélectionneur. Mais dans les médias, les critiques fusent et la pression monte avant les échéances décisives.
La vérité du terrain va heureusement parler. Les Bleus ont l’occasion de répondre sur la pelouse, en Géorgie puis en Biélorussie. Deux rendez-vous capitaux pour la suite de la compétition.
Les raisons d’une chute au classement
Comment expliquer cette dégringolade ? Le jeu proposé par Didier Deschamps manque cruellement d’efficacité. Contre des équipes regroupées, l’attaque tricolore se heurte à des murs défensifs et les occasions se font rares.
Ajoutons à cela une défense parfois fébrile et un milieu de terrain en manque de créativité. Les Bleus n’inspirent plus la peur chez leurs adversaires. Les statistiques sont impitoyables : une seule victoire lors des six derniers matchs avant ce rassemblement d’octobre 2013.
- ⚽ 25e place au classement FIFA en octobre 2013
- 📉 Deux places perdues en un mois
- 🥅 Une seule victoire en six matchs
- 🧠 Des cadres comme Ribéry ou Lloris sous pression
- 🏆 Un objectif : les barrages pour la Coupe du Monde
Ces chiffres donnent le tournis. Mais le football a cette particularité de toujours offrir une chance de se racheter. Et cette chance, elle se joue d’abord à Tbilissi.
Géorgie-France : un triste 0-0 qui relance le doute
Le 11 octobre 2013, l’Équipe de France se déplace en Géorgie avec l’obligation de gagner. Mais le match tourne à la démonstration d’impuissance. Les Bleus dominent dans la possession, sans jamais trouver la faille.
Karim Benzema, titularisé aux côtés d’Olivier Giroud, vit un calvaire. Remplacé à l’heure de jeu, l’attaquant du Real Madrid affiche sa détresse : « Je n’ai pas été terrible », lâche-t-il après la rencontre. Sa série de 15 matchs sans but en équipe nationale pèse lourd.
Côté géorgien, les défenseurs repoussent tout. Le verrou tient bon et l’Espagne s’impose dans le même temps en Finlande. Résultat : les Bleus sont mathématiquement condamnés aux barrages. Le sélectionneur Didier Deschamps affiche un fatalisme teinté de lucidité : « Il n’y a pas de remède miracle. »
Les maux à panser avant les barrages
Ce match nul en Géorgie met en lumière des problèmes récurrents. D’abord, l’animation offensive avec deux attaquants qui se marchent dessus. Ensuite, une défense trop souvent exposée sur les contres. Enfin, un mental fragile quand les résultats ne suivent pas.
Hugo Lloris ne se voile pas la face. Le capitaine reconnaît que chaque joueur doit faire son autocritique. Blaise Matuidi, lui, veut positiver et rappelle que l’objectif reste de se qualifier. Une réaction nécessaire avant le déplacement en Biélorussie.
Ce contretemps a au moins un mérite : il oblige le staff à revoir ses choix. Deschamps annonce des changements. La presse évoque un retour en 4-4-2 avec un milieu renforcé. Les cadres sont attendus au tournant.
Biélorussie-France : le sursaut d’orgueil de Ribéry
Quatre jours plus tard, à Gomel, les Bleus jouent leur survie. Et le début de match est un cauchemar. Menés 1-0 à la pause, les Français sont au bord du précipice. Le doute s’installe, puis la révolte gronde.
Franck Ribéry, incertain en raison d’une douleur à la fesse, prend les choses en main. Auteur d’un doublé, il incarne la force de caractère de cette équipe. Le match se termine sur une victoire arrachée 4-2, grâce notamment à un but de Samir Nasri.
Emmanuel Quintin, journaliste sportif, résume le sentiment général : « Ribéry a agi en patron des Bleus ». Son implication sur le terrain a entraîné tout le groupe. Dans les vestiaires, Patrice Evra prend aussi la parole pour remotiver ses troupes.
Le rôle clé des cadres
Blaise Matuidi souligne l’importance de Ribéry : « Il a montré la voie ». Le meilleur joueur européen de l’année répond présent au moment crucial. Sa détermination fait taire les critiques et remet l’Équipe de France sur les rails.
Hugo Lloris, lui, se montre lucide sur ses erreurs. Coupable sur les deux buts encaissés, il assume : « Je suis le premier responsable ». Une attitude qui force le respect et soude le groupe avant les barrages.
Cette victoire offre un bol d’air immense. Les Bleus sont assurés de terminer au moins deuxièmes de leur groupe. La qualification pour les barrages de la Coupe du Monde se dessine, avec la manière en plus dans la révolte.
Les Espoirs et l’avenir : les Bleuets montrent l’exemple
Pendant que les A souffrent, l’Équipe de France Espoirs rassure. Entraînée par Willy Sagnol, la jeune génération s’impose avec panache. Contre le Kazakhstan, les Bleuets atomisent l’adversaire 5-0 à Caen pour leur entrée dans les éliminatoires de l’Euro 2015.
Puis ils récidivent en Biélorussie, s’imposant 2-1 à Borisov après avoir été menés. Un doublé de Ntep renverse la rencontre. Ces jeunes pousses incarnent l’avenir du football français et apportent un motif d’espoir.
Cette génération a faim de titres. Sous la houlette de Willy Sagnol, elle développe un jeu offensif et séduisant. De quoi donner des idées à Didier Deschamps pour l’avenir immédiat de l’équipe A.
Benzema-Giroud, le casse-tête de l’attaque
Le duo Benzema-Giroud n’a pas convaincu. Trop de redondance dans les profils, pas assez de mobilité. Face aux défenses regroupées, les deux attaquants s’isolent et le jeu devient stérile. Les statistiques offensives des Bleus sont inquiétantes.
Deschamps tente alors des solutions alternatives. Yaya Sanogo, appelé chez les Espoirs, déclare forfait sur blessure. Djibril Cissé, lui, se porte candidat pour un retour. Le sélectionneur explore toutes les pistes pour retrouver le chemin du but.
- ⚡ Ribéry, seul véritable détonateur offensif
- 🎯 15 matchs sans but pour Benzema
- 🔄 Deschamps alterne entre 4-3-3 et 4-4-2
- 🌱 Les Espoirs, vivier de talents prometteurs
- 🧤 Lloris assume ses erreurs et reste un leader
L’équilibre reste fragile. Mais la victoire en Biélorussie a au moins un mérite : elle permet d’aborder les barrages avec un mental retrouvé. Les cadres ont repris le pouvoir.
Calendrier et résultats des Bleus : dates clés et enseignements
Pour retomber sur ses pieds avant le rendez-vous crucial des barrages, l’entourage des Bleus mise sur un calendrier bien maîtrisé. Après la Biélorussie, place à la préparation et à l’analyse des adversaires potentiels.
Les résultats récents montrent une équipe irrégulière, capable du pire comme du meilleur. Le nul en Géorgie a fait craindre le pire, mais la révolte de Gomel rappelle que ce groupe a du caractère.
Didier Deschamps, lui, ne cesse de répéter que l'efficacité est primordiale. « Le plus important, c’est l’efficacité », martèle-t-il. Ses joueurs ont fini par l’entendre. La Coupe du Monde 2014 est en ligne de mire, et le rendez-vous des barrages s’annonce électrique.
Une chose est sûre : les Bleus de 2013 ont montré qu’ils savaient souffrir. Reste à voir si cette abnégation suffira pour rejoindre le Brésil et y briller.

Martin a grandi entre les stades et les retransmissions tardives du dimanche soir. Après plusieurs années à couvrir la Ligue 1 pour la presse écrite, il a basculé sur le web. Il suit de près le mercato, les coupes et les équipes de France.